Pourquoi cultiver des OGM en France ?
En France, environ 700 000 à 800 000 hectares de maïs - environ ¼ du maïs français - nécessitent potentiellement un traitement insecticide contre la pyrale et la sésamie qui sont les principaux ravageurs aériens du maïs.
Ces ravageurs sont des papillons (famille des lépidoptères), dont les chenilles se nourrissent des tiges, des feuilles et des grains de maïs. Ils peuvent occasionner jusqu´à 30 à 40% de pertes sur les récoltes selon les années et les localisations. La qualité nutritionnelle du grain peut être également très dégradée, car les blessures et les galeries creusées par les insectes sont autant de portes d´entrée pour les moisissures (champignons appelés fusarium). Ces fusariums synthétisent des mycotoxines qui réduisent la valeur nutritionnelle du grain et sont dangereuses pour les animaux ou les consommateurs. Certaines sont cancérigènes.
Les variétés de maïs MON810 résistantes à la pyrale et à la sésamie, portant la marque YieldGard, sont ainsi des solutions efficaces pour préserver le rendement et la qualité du grain.
En effet, grâce au gène Bt, issu d´une bactérie naturellement présente dans le sol, les variétés de maïs dotées de la technologie MON810 développent par elles-mêmes la protéine qui les protège contre ces insectes.
Une efficacité économique
Cultivé en France sur plus de 5 000 hectares en 2006 et 22 000 hectares en 2007, le maïs YieldGard a montré son efficacité (source : Orama) :
87 % des agriculteurs français ayant semé du maïs YieldGard en 2006 ont réutilisé la technologie en 2007 (source : Kleffmann France).
Une meilleure qualité sanitaire du grain
Plusieurs travaux de recherche¹ ont montré que le maïs YieldGard contribuait à améliorer la qualité sanitaire du grain de maïs en diminuant les dommages causés par les insectes sur les épis de maïs. Ces insectes peuvent en effet favoriser le développement de moisissures pathogènes (type fusarioses) dont la présence peut présenter un risque pour la santé (production de toxines dangereuses pour l´homme et les animaux soumises à une réglementation européenne).
Un outil supplémentaire dans la protection de l´environnement
Une utilisation raisonnée des insecticides
Selon l´Organisation des Nations Unies pour l´alimentation et l´agriculture (FAO) et l´étude de Graham Brookes & Peter Barfoot (GM crops: global socio-economic and environmental impacts 1996-2007), l'utilisation de cultures transgéniques Bt résistantes aux insectes « contribue à réduire le volume et la fréquence de l'utilisation d'insecticides sur les cultures de maïs, de coton et de soja ».
Moins de labour
Labourer un champ consiste à travailler le sol en profondeur en retournant la terre à l´aide d´une charrue, afin de créer un milieu favorable à la croissance des plantes. Ce type de travail du sol permet notamment l'enfouissement de matières organiques et assure la destruction des mauvaises herbes. En revanche, le labour nuit aux microorganismes utiles du sol et favorise l´érosion du sol, tout en consommant beaucoup de temps et d´énergie.
Plus de biodiversité
Les OGM peuvent protéger la biodiversité de diverses manières :
Bilan énergétique favorable du YieldGard par rapport au maïs conventionnel